Kiltir Larénion Group Kiltir Larénion é Kiltirèl

La révolte de Saint Leu

C'est le 5 novembre 1811 qu'Elie, forgeron de métier, esclave de Célestin HIBON , Jules, esclave de Henri HIBON et Prudent, esclave de Benoît HIBON se réunirent à la ravine du Trou à Saint Leu accompagnés de 60 esclaves et décidèrent d'organiser une insurrection contre les propriétaires blancs de Saint Leu et de s'emparer de leurs armes et de leurs richesses (vivres, argent, hardes, vin,...) trésors qu'ils avaient eux-mêmes entassés au prix de leur sueur dans le magasin des blancs.

Munis de haches, bâtons, de kalou, de tambours et de lansiv, armés de leur courage et e leur détermination, ils descendirent « comme une ravine dans les mauvais temps » dans le quartier de St Leu avec intention de mettre un terme à l'exploitation et à la domination des maîtres blancs et de se libérer du système esclavagiste.

Partant de Saint Leu, ils voulaient atteindre tous les quartiers de l'île et amener les autres esclaves à se joindre à eux et à participer aux combats. Ils s'attaquèrent d'abord à la propriété de Jean Macé, tuant celui-ci et saccageant sa demeure, puis ils s'en prirent à celles qu'à toutes les autres situées aux alentours.

L'émeute dura plusieurs jours, du 5 au 11 novembre 1811.

Dénoncée par d'autres esclaves qui voulaient protéger leurs maîtres - l'esclave Figaro qui le premier a révélé le complot, puis Paulin qui a assisté au meurtre de son maître Jean Macé, cette révolte fut brusquement réprimée par la riposte des maîtres accompagnés de leurs esclaves.
Plusieurs insurgés furent tués ou blessés, d'autres ont été arrêtés et livrés à la justice.

Le 11 février 1812, le tribunal réuni pour l'occasion en la cathédrale de Saint Denis jugea les rebelles de Saint Leu. Il prononça la peine de mort contre les accusés qui furent exécutés dans les divers quartiers de L'île. D'autres furent condamnés aux fers à perpétuité ou à temps.

Elie fut condamné à la déportation.
Figaro reçut une pension viagère inscrite au budget de la colonie jusqu'à sa mort en 1860. Paulin reçut la liberté et le nom de Céma, anagramme de Maçé.

Rédaksion Kiltir Larénion

×